Produire un spectacle, c’est en assumer la responsabilité
Créer un spectacle est un acte artistique. Le produire est un engagement.
À partir du moment où une création quitte le carnet de son auteur pour devenir un projet de spectacle vivant, quelqu’un doit en assumer la responsabilité. Recruter les équipes, signer les contrats, engager des dépenses, rechercher les financements, respecter les échéances, répondre aux partenaires, garantir le versement des salaires, assurer le respect des obligations sociales… Toutes ces décisions ont des conséquences concrètes.
Produire un spectacle, c’est accepter d’en répondre.
Le producteur devient l’interlocuteur de tous ceux qui participent à la vie du projet : artistes, techniciens, organismes sociaux, collectivités, lieux de diffusion, prestataires, financeurs ou administrations.
Lorsqu’il emploie des artistes et des techniciens, il devient leur employeur. Il établit les contrats de travail, verse les rémunérations, déclare les cotisations sociales et veille au respect de la convention collective applicable.
Il est également responsable du suivi budgétaire de la production, de la bonne utilisation des financements obtenus, de la tenue des obligations comptables, de la souscription des assurances nécessaires et de la conformité des procédures mises en œuvre.
Autrement dit, le producteur ne coordonne pas seulement un projet.
Il engage sa responsabilité.
Cette responsabilité est juridique, sociale, financière et organisationnelle. Elle accompagne le spectacle depuis ses premières semaines de préparation jusqu’à la dernière représentation.
Parce que cette fonction est essentielle au bon fonctionnement du spectacle vivant, elle est encadrée par la loi.
En France, toute personne ou structure qui exerce de manière habituelle une activité de production, de diffusion ou d’exploitation de spectacles vivants doit effectuer une déclaration d’activité d’entrepreneur de spectacles vivants auprès du ministère de la Culture.
Cette déclaration donne lieu à la délivrance d’un récépissé permettant d’exercer cette activité. Depuis la réforme de 2019, elle a remplacé l’ancien régime des licences d’entrepreneur de spectacles, encore largement cité dans le secteur.
Cette évolution a simplifié les modalités administratives, mais elle n’a pas modifié la nature des responsabilités assumées par le producteur.
Être entrepreneur de spectacles vivants ne signifie pas seulement satisfaire à une obligation réglementaire.
C’est accepter d’endosser un rôle central dans la réalisation d’un projet artistique.
Le ministère de la Culture reconnaît ainsi une activité professionnelle qui participe pleinement à la vie culturelle du pays et qui, parce qu’elle mobilise des salariés, des financements publics ou privés et des partenaires nombreux, doit s’exercer dans un cadre clairement défini.
Cette responsabilité explique pourquoi la production est un métier à part entière.
Elle explique également pourquoi de nombreux artistes choisissent de la confier à une structure spécialisée.
Faire appel à un bureau de production ne consiste pas à déléguer quelques formalités administratives.
C’est s’entourer d’un partenaire qui accepte d’assumer les responsabilités liées à la production et à l’exploitation du spectacle, tout en permettant aux artistes de rester pleinement concentrés sur leur création.
La valeur d’un bureau de production ne réside donc pas seulement dans les services qu’il propose.
Elle réside avant tout dans la responsabilité qu’il accepte de porter aux côtés du porteur de projet.
À retenir
Produire un spectacle, ce n’est pas seulement organiser une création. C’est accepter d’en répondre : devant les artistes, les partenaires, les organismes sociaux, les financeurs et le public. C’est cette responsabilité qui fait du producteur un acteur essentiel du spectacle vivant.
Et pour votre projet ?
Si ces questions résonnent avec votre projet, vous n’êtes pas obligé d’attendre la fin du dossier pour en parler.

